| Ile de la Méditerranée, rattachée à la Grèce en 1916, la Crète est le berceau de la civilisation minoenne, dont Cnossos est le cœur et le site archéologique le plus impressionnant de l'île.  VILLES A VOIR LA CANEE Seconde ville de l'île, la ville s'est développée à la fin de l'époque minoenne, civilisation antique qui commença à développer l'art grec. Mentionnée dans l'Odyssée d'Homère, Canée est devenue une puissante Cité-État de la Grèce classique qui a même réussit à développer sa propre monnaie. Au cours de la domination byzantine, des fortifications commencent à s'élever pour empêcher sa reconquête par les musulmans. Mais, la ville ne reste pas longtemps aux mains des byzantins puisqu'elle va être sous possession des Vénitiens dès 1204 qui la reconquirent à nouveau en 1285. La Canée est alors le siège administratif de la région, et devient un centre de commerce ainsi qu'une région fertile pour l'agriculture. Le nom de la ville se transforme en La Canea et des fortifications sont construites tout autour de la ville pour la protéger des invasions et des pirates, donnant à La Canée la forme qu'elle a aujourd'hui. La Canée continue d'évoluer spectaculairement lors de la conquête des turcs qui transforment la plupart des églises en mosquées dont l'église dominicaine de Saint-Nicolas en mosquée Houghiar Tzamissi. Ils construisent également de nouvelles mosquées telles que la mosquée Kioutsouk Hassan Tzamissi sur le port, des bains publics, et des fontaines, éléments caractérisants l'art des cités turques. Le pasha de Crète résidait La Canée. Par la suite, la population de la ville se soulève contre l'Empire Ottoman dès 1821 mené notamment par Eleftherios Venizielos, qui devient alors le ministre de Grèce. Sa tombe est au sommet d'une colline surplombant La Canée. En 1898, La Canée est considéré comme la capitale d'un Etat crétois semi-autonome et cette dernière est remplacée par Héraklion en 1971. Actuellement, La Canée fait partie des plus jolies villes de Crète grâce au vieux port vénitien avec son phare du XVe siècle et la mosquée des Janissaires. La plupart des bâtiments ont été restauré afin de devenir des hôtels, des magasins ou des bars. La ville est très marquée aussi bien par la communauté juif puisqu'elle s'est implantée notamment grâce à la synagogue Etz Hayyim dans le quartier Topanas mais aussi par la communautée chrétienne. En effet, La cathédrale grecque orthodoxe de 1860 est située en face à la cathédrale catholique romaine. La ville est fière de vous présenter son musée archéologique, son musée de la marine et un musée du folklore, sans oublier ses magnifiques galeries d'art et de nombreux magasins et tavernes dans la vieille ville. Aux abords de la vielle ville, un marché, couvert datant de 1913 basé sur le même plan de celui de Marseille, vous y attend qui est aussi bien fréquenté par les touristes que par les habitants locaux. Dans la nouvelle ville, on trouve l'université et la mairie. RETHYMMON Situé entre Héraklion et Hania, sur la côte Nord, Réthymnon est un port commerçant et populaire important. C'est la troisième plus grande ville de Crète. Elle est depuis l'occupation vénitienne une ville " intellectuelle ". Ville imprégnée par la conquête vénitienne et turque, celle-ci a un ancien quartier où se trouve des édifices turcs et modernes. Ce quartier un des plus pittoresques mène jusqu'au minaret, à la forteresse vénitienne. Les minarets turcs et les petites maisons aux balcons en bois sont les dernières constructions conservées par les Crétois après la domination des turcs. Il ne faut pas oublier de visiter le monastère d'Arkadi, symbole de la liberté crétoise! Monastère d'Arkadi Le monastère d'Arkadi est le monument le plus sacré de la ville. Il représente la liberté crétoise ( Insurrection de 1866-1869) et de la lutte contre les Turcs. Situé à 23 km au nord-ouest de la ville, elle a été construite sur un plateau fertile. Tous les touristes sont enthousiasmés par sa simplicité et sa riche végétation, rendant hommage au Créateur. Fondé par un moine nommé Arkadios, l'église fut tout d'abord consacrée à Saint Constantin lors de sa construction au XIVe siècle ; puis, à la fin du XVIe, consacrée à la Transfiguration du Seigneur et appelé Monastère du Christ Sauveur. L'église a subi des modifications au niveau de sa construction initiale pour devenir une superbe église à deux nefs. HERAKLION Sur la côte Nord, entre les deux extrêmités de l'île, Hérakion, est la capitale crétoise et une ville moderne très animée qui se situe à la cinquième place des villes les plus peuplées de Grèce. Héraklion mérite qu'on y séjourne pour son musée Archéologique, qui présente une collection d'art minoen. Musée détenant une renommée mondiale puisqu 'elle se situe à 5 km du palais minoen de Cnossos, le plus grand site archéologique de l'île. Son paysage de montagnes, de plaines et de plateaux, tapissés d'oliviers tout autour de la ville vous enchantera. A l'est d'Héraklion, le littoral offre des d'hôtels pour tous les goûts, des plus simples aux plus haut de gamme. Place Morisini Place située au coeur d'Héraklion, elle se caractérise par la fontaine Morisini autour de laquelle vous pourrez vous pavaner dans les cafés et restaurants. Cnossos Perle archéologique de Crète, le palais minoen se trouve à 5 km d'Héraklion. Le site de Cnossos présente les ruines d'un palais construit vers 1900 av. JC et détruit par un tremblement de terre, deux cents ans après. Le second palais a subi le même sort, à la suite de l'éruption du volcan de Santorin, puis d'un incendie. Les ruines comprennent également le palais de Minos, les maisons des prêtres, les habitations plus modestes du peuple et les cimetières. Cnossos est un site impressionnant grâce à ces 1 400 constructions mais aussi très controversé, à partir de 1900 du fait de la façon de procéder de sir A.Evans pour mettre à jour les ruines. En effet, pendant plus de 40 ans, il détruisit ce qui lui semblait insignifiant et ajouta tout ce qu'il pensait reconstruire. Musée Archéologique Fondé en 1883 sur l'ancienne église catholique Saint- François détruite par un tremblement de terre en 1856, le Musée archéologique d'Héraklion est le principal musée de Crète, le deuxième de Grèce après le Musée National d'Athènes et l'un des plus célèbres du monde. Une visite dans ce musée est une prodigieuse introduction à l'art de la civilisation minoenne. A l'intérieur, on retrouve les plus belles collections montrant les objets retrouvés sur toute l'île de cette civilisation. De ce fait, le musée conserve à la fois l'art pictural dont les fresques de Cnossos, une collection de 'larnakes', petits sarcophages de terre cuite peinte datant de la fin de l'époque minoenne. N'oubliez pas de voir une attraction les plus amusantes de ce musée : le célèbre disque de Phaistos, en terre cuite datant entre 1700 et 1600 av. J. C, retrouvé dans le palais de Phaistos. Recouvert sur ses deux faces d'idéogrammes magiques disposés en spirale vers le centre, il compte 122 signes, groupés par 7 et qui restent encore à déchiffrer. AGIOS NIKOLAOS Sur la baie de Mirabelo, à l'est de la Crète, Agios Nikolaos est une petite ville moderne. Très attrayante, on peut visiter le site incontournable : le lac d'eau douce un des plus spectaculaires du monde dans une ville de 137 m de diamètre et de 67 m de profondeur au bord duquel s'alignent les tables et les chaises des nombreux cafés et restaurants. Ce lac relié par un canal sert de port depuis 1870, est de 61 m de long et de 12 m de large au véritable port à partir duquel vous pourrez faire une mini croisière au bord de la mer . HERSONISSOS A 27 km d'Héraklion, c'est la St-Tropez de Crète, à savoir, une superbe station balnéaire très priséegrace à ses plages de sable et de galets, son large choix d'hôtels, de restaurants, de tavernes, de discothèques et bars. Pendant la journée, on peut visiter la ville en faisant du shopping dans les boutiques de luxe du centre ville ou bien passer l'après midi à pratiquer du ski nautique. SITES A VOIR CNOSSOS Cnossos ou Knossos fut la capitale de la Crète lors de la période minoenne. La cité abritait le palais de Minos et sans doute le plus connu des sites crétois depuis sa découverte en 1878. Cnossos est aujourd'hui le plus grand site minoen qui peut être visité. Son aspect et sa taille en font un endroit remarquable et incontournable des civilisations de l'Europe archaïque. Les palais sont les symboles de la grande influence de la Crète sur la méditerranée, on retrouve ainsi des vases fabriqués à Cnossos en Syrie, en Égypte, à Cythère, à Rhodes, dans les Cyclades et sur toutes les routes maritimes égéennes. Ce palais est le signe de la grande floraison palatiale de Cnossos, ville dont l'influence politico-culturelle dominait toute l'île. Le palais était un édifice communautaire et le centre des fonctions religieuses, économiques, politiques, administratives et de logement. Il a été intensément fouillé par Sir Arthur Evans de 1899 à 1914, et ce sont les fouilles de Cnossos qui ont permis de mettre à jour les premiers éléments permettant mieux connaître la civilisation minoenne. ZAKROS Zakros est un site archéologique situé à l'extrémité orientale de la Crète. C'est l'un des quatre centres palatiaux de la civilisation minoenne. Au début du IIe millénaire av. J.-C., le site s'était une agglomération qui donne ensuite naissance à un palais. Ce palais a été mis au jour en 1962 par Nikolaos Platon. Ce premier palais est le palais le mal connu par rapport à les trois autres palais crétois (Cnossos, Malia et Phaistos). Il s'organise en quartiers fonctionnels comportant des magasins de stockage, des pièces à fonction religieuse et des salles d'apparat, ce qui suggère un pouvoir central. Le palais occupe une surface de 7000 m² avec une cour centrale et quatre ailes dont les plus importantes sont celles de l'Est et de l'Ouest. Vers 1700 av. J.-C., le palais de Zakros est détruit avec ceux de Cnossos, Malia et Phaistos, probablement suite à un tremblement de terre. Le palais est reconstruit aussitôt avant d'être finalement détruit une seconde fois. Il faut savoir que ce palais n'était pas dédié à un roi mais à un puissant dignitaire responsable du commerce extérieur ou de la flotte minoenne. |